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Johnny Walker

Jeux d'enfants

26 Avril 2015 , Rédigé par Johnny Walker Publié dans #Mes textes, #Poèmes, #Nostalgie

Souvenirs, souvenirs ...

Ma génération, celle qui a grandit dans les années 90 se souvient sans doute des jeux à la mode à l'époque : les Jojo's, les flippos, les diabolos, les cartes Magic et autres cartes à s'échanger, les Rubbik' cube, ... Les filles jouaient avec des élastiques qui montaient de plus en plus haut selon les niveaux (aux chevilles, aux genoux, ... aux bras).

A la tv on regardait le club Dorothé et on était fan de Dragon Ball. Moi j'ai aussi regardé Ici Blabla, ouais ok mais c'est déjà mieux que Les Chtis à Ibiza.

Il y avait bien les Game Boy, mais on jouait surtout ensemble et pas chacun sur son smartphone ou sa tablette en solo.

Faites fonctionner votre mémoire. N'hésitez-pas à laisser en commentaires des souvenirs des jeux de votre enfance. Voici les miens :

Jeux d'enfants

Les souvenirs de mes jeux d’enfant d’autrefois,
Que j’avais oubliés, me reviennent à présent.
Maintenant que j’y pense, ils sont de nouveau là.
C’est avec une grande émotion que je sens

Mon âme rajeunir et mon cœur se serrer.
J’ai envie de jouer comme un petit gamin.
J’aimerais retrouver ces plaisirs envolés
Qui semblent à la fois si proches et si loin.

Je revois la cabane dans le noisetier,
Véritable château avec un pont-levis.
C’est la troupe des trois qui l’avait bricolée :
Ma sœur, mon frère et moi, complices et amis.

Nous pataugions dans la boue au fond du jardin,
Qu’inondait un ruisseau par des orties cerné,
Et bravions l’interdit, occupant le terrain
De l’usine à papier derrière un mur brisé.

Pour faire des folies sur notre balançoire,
Nous nous élancions vers le milieu du jardin.
Ses vieux morceaux de bois habitent ma mémoire,
Comme son toboggan qui nous glissait si bien.

Fort apprécié des chats, l’imposant bac à sable
Accueillit des années les parcours pour nos billes
Et nos expériences à l’eau mémorables,
Qui finissaient toujours en michpap, en bouillie.

Nous jouions sur la rue, chaussés de nos rollers,
Et au risque de se faire engueuler peut-être,
Arrosions les passants qui avaient le malheur
D’emprunter le trottoir dessous notre fenêtre.

Sur la terrasse, je jouais seul au basket
Avec des faux rebonds sur un sol inégal,
Mais faire des paniers c’était ça le plus chouette,
Alors ces foutues dalles m’étaient bien égales.

Pour les sensations j’avais pris l’habitude,
À genoux ou assis sur ma planche à roulette,
De descendre la pente de la servitude.
Debout, à tous les coups, je me cassais la tête.

Mon frère et moi prenions chacun notre vélo
Et tout notre élan pour arriver en vitesse
À la plaine de jeu du quartier, faire un beau
Concours de dérapage en freinant de justesse.

Nous y faisions aussi des parties de football
Avec les autres jeunes qui venaient squatter,
Comme nous, les deux trucs qui nous servaient de goal.
Jusqu’ au souper venu, jusqu’à la nuit tombée.

Je me souviens surtout de ces petits légos,
Sur le tapis de la chambre épars çà et là,
Avec les playmobils et nos nombreux duplos
Que nous assemblions pour construire parfois

De grandes pyramides, et enfin le tableau
Noir ou nous dessinions toutes sortes de choses.
Sa poussière de craie ne me manque pas trop,
Mais bien nos fresques bleues, jaunes, vertes et roses.

A l’école dans la cour de récréation,
Tout le monde vivait la même exaltation.
Outre les tournois de balle-mur, nos passions
C’étaient des jojo’s et des pogs les collections.

Où donc a pu passer cette farde à flippos,
Que nous avions remplie ? Je ne la trouve plus.
Qu’est-elle devenue ? Elle reste un drapeau,
Comme un symbole de ces trésors disparus.


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Jonathan Lévêque. Texte protégé

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